6. Les systèmes de plaques orthopédiques
Nous rentrons plus en détail dans le système de fixation interne par plaque.
Avant de parler de formes (plaques droites, en T, en L, etc.), il est important de comprendre comment une plaque agit mécaniquement sur l’os. C’est ce que l’on appelle le système mécanique de la plaque.
En effet, une plaque osseuse n’est pas qu’un simple morceau de métal vissé sur un os : c’est un dispositif de stabilisation conçu pour transmettre et répartir les forces exercées sur le squelette pendant la guérison.
Il existe quatre grands systèmes de plaques :
- Les plaques simples
- Les plaques à compression dynamique (DCP)
- Les plaques verrouillées
- Les plaques combinées
Chaque modèle de plaque existe généralement en plusieurs déclinaisons physiques, comme :
- La longueur : nombre de trous, donc le nombre de vis possibles.
- L'épaisseur : résistance mécanique (plus épaisse → plus rigide).
- La largeur : résistance mécanique et adaptation au diamètre de l’os.
- Diamètre des trous : détermine le type et la taille de vis compatibles.
Quant aux vis, les principaux types sont :
- Les vis à os cortical (autotaraudantes ou non)
- Les vis à os spongieux
- Les vis verrouillées
Elles existent elles aussi en plusieurs déclinaisons :
- Longueur : adaptée à l’épaisseur de l’os.
- Diamètre : dépend de la taille de l’os et du type de plaque.
- Empreinte ou embase : cruciforme, hexagonale, stardrive, etc.
Chaque système correspond à une philosophie chirurgicale différente, adaptée à un type de fracture et à un niveau de stabilité recherché.
Ces différents systèmes sont développés dans les chapitres suivants.
Illustration :

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